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Ascenseur pour l’échafaud

Louis MALLE : « Ascenseur pour l’échafaud »

(France, 1957)

VA0227

Premier long-métrage de fiction de Louis Malle en qualité de réalisateur, Ascenseur pour l’échafaud restera sans doute l’une de ses œuvres les plus marquantes. Si le film est indissociable de la musique composée pour l’occasion par Miles Davis, ce n’est là qu’une des composantes de son succès.

S’inspirant très largement du film noir américain, le réalisateur dépasse clairement les limites inhérentes au genre et profite de cette première occasion pour se livrer à un réel exercice de style. Même s’il ne s’est jamais revendiqué cinéaste de la Nouvelle Vague, son long-métrage est sans doute l’un de ceux qui ont initié le mouvement ; en effet, les ingrédients qui feront son succès (tournage en extérieur, caméra portée…) sont ici bien présents. Très loin du polar français classique, cette fiction s’installe comme une lente et froide abstraction sur les thèmes de l’égarement et de la solitude que les choix esthétiques du réalisateur illustrent parfaitement.

Louis Malle met en parallèle deux couples d’amants dont l’un ne se trouvera réuni que le temps d’un cliché. La fatalité semble être le seul dénominateur commun entre tous ces personnages qui tentent d’échapper à leur destin ou à leur solitude. En vain !

Les compositions picturales d’Henri Decae s’affichent comme le pendant visuel des contrastes évidents à cette dualité qui traverse le film ; celle entre les deux couples d’amants, l’un uni dans l’infortune, l’autre voué à ne jamais se croiser, celle entre Julien et Florence, le premier passant la majeure partie du film coincé dans la pénombre d’un ascenseur pendant que son amante déambule dans un Paris baigné d’une lumière aveuglante.

Ascenseur pour l’échafaud se définit comme la somme de différentes composantes poussées à la limite de la perfection ; de la musique lancinante de Miles Davis à la qualité de la photographie en passant par l’adaptation scénaristique – de Noël Calef, auteur du roman – sans oublier les acteurs au sommet de leur talent, chaque élément s’accorde pour donner au film cette atmosphère à la fois glacée et sensuelle qui a fait son succès.

Michaël Avenia

Premier long-métrage de fiction de Louis Malle en qualité de réalisateur, Ascenseur pour l’échafaud restera sans doute l’une de ses œuvres les plus marquantes. Si le film est indissociable de la musique composée pour l’occasion par Miles Davis, ce n’est là qu’une des composantes de son succès.

S’inspirant très largement du film noir américain, le réalisateur dépasse clairement les limites inhérentes au genre et profite de cette première occasion pour se livrer à un réel exercice de style. Même s’il ne s’est jamais revendiqué cinéaste de la Nouvelle Vague, son long-métrage est sans doute l’un de ceux qui ont initié le mouvement ; en effet, les ingrédients qui feront son succès (tournage en extérieur, caméra portée…) sont ici bien présents. Très loin du polar français classique, cette fiction s’installe comme une lente et froide abstraction sur les thèmes de l’égarement et de la solitude que les choix esthétiques du réalisateur illustrent parfaitement.

Louis Malle met en parallèle deux couples d’amants dont l’un ne se trouvera réuni que le temps d’un cliché. La fatalité semble être le seul dénominateur commun entre tous ces personnages qui tentent d’échapper à leur destin ou à leur solitude. En vain !

Les compositions picturales d’Henri Decae s’affichent comme le pendant visuel des contrastes évidents à cette dualité qui traverse le film ; celle entre les deux couples d’amants, l’un uni dans l’infortune, l’autre voué à ne jamais se croiser, celle entre Julien et Florence, le premier passant la majeure partie du film coincé dans la pénombre d’un ascenseur pendant que son amante déambule dans un Paris baigné d’une lumière aveuglante.

Ascenseur pour l’échafaud se définit comme la somme de différentes composantes poussées à la limite de la perfection ; de la musique lancinante de Miles Davis à la qualité de la photographie en passant par l’adaptation scénaristique – de Noël Calef, auteur du roman – sans oublier les acteurs au sommet de leur talent, chaque élément s’accorde pour donner au film cette atmosphère à la fois glacée et sensuelle qui a fait son succès.

Michaël Avenia

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